Canicule, contexte géopolitique international et conséquences sur la filière bio en Pays de la Loire

Canicule et sécheresse 2026 : la filière bio mobilisée face aux défis climatiques.

Des exploitations agricoles aux entreprises de transformation, la filière bio doit faire face à des impacts durables qui pourraient affecter les productions de 2027.

L’été 2026 a été marqué par une succession d’épisodes de canicule et de sécheresse ayant affecté l’ensemble du territoire français. L’Ouest a été particulièrement touché, avec une situation observée inédite. Les systèmes de production biologique sont impactés par la combinaison d’un déficit hydrique durable, de pertes de production végétale, d’une réduction des disponibilités fourragères et d’une augmentation des charges d’exploitation

La crise observée dépasse le simple aléa climatique ponctuel et fait peser un risque sur le potentiel de production bio 2027 alors même que l’on assiste une évolution positive de la demande. La fermeture exceptionnelle de bon nombre d’établissements scolaires en juin et la désertion des restaurants cet été ont aussi affecté les fournisseurs de la restauration hors domicile. 

Les remontées des organisations professionnelles bio, des interprofessions et des acteurs économiques convergent vers un constat de forte dégradation des conditions de production. 

Sur 2026, les pertes sèches concernent principalement les filières végétales, les productions animales (ovins), la logistique de collecte et les entreprises de transformation. Par ailleurs, la hausse du prix de l’énergie alourdit les charges tout au long de la filière (emballages, production de froid, transport, outils de transformation, etc). 

Les perspectives pour 2027 sont inquiétantes, avec une filière végétale très fragilisée par les pertes, de forts besoins en trésorerie pour la production animale avec l’achat de fourrage de début de saison. L’ensemble des conséquences ne pourra se mesurer qu’en fin d’année voire l’année prochaine. 

La crise climatique de 2026 constitue un test majeur pour la résilience de l’agriculture biologique française, les systèmes extensifs étant mieux adaptés. Les mesures mises en œuvre dans les prochains mois seront déterminantes pour préserver les capacités de production, éviter les abandons d’activité et maintenir la dynamique de transition agroécologique engagée depuis plusieurs années. 

INTERBIO et ses partenaires sont mobilisés pour accompagner les adhérents, alerter les pouvoirs publics sur la situation et sensibiliser l’ensemble des opérateurs économiques de la chaine de valeurs sur les conséquences, filière par filière.